Frédéric et Béatrice Montel

captage Vacquières - Picto fiche Agriculteur


Nom :
Frédéric et Béatrice Montel
Exploitation : Château Montel
Superficie : environ 70 ha de vignes
Lieu : eyran (vignes sur plusieurs communes, dont Vacquières).

Signes particuliers

Protéger la ressource en eau était dans l’intérêt collectif. La démarche a bien fonctionné car chaque agriculteur a pu être conseillé, s’est adapté progressivement et à évolué à sa propre vitesse.

Autres signes particuliers

Jean-Benoit est très impliqué dans l’AOC Languedoc : au début, il était membre de la commission technique, puis il est passé au conseil d’administration, et en est aujourd’hui le Président. Il estime que la valorisation de la production et du travail des agriculteurs doit être portée par le collectif, et qu’il faut faire vivre ce collectif.
Il est aussi impliqué dans l’AOP Pic St Loup, car une appellation doit être gérée au plus près des vignerons, et qu’il faut se donner des moyens et des structures pour prendre les bonnes décisions et faire avancer les choses plus rapidement.

Le domaine

Pour ce couple de vignerons, gérer son domaine n’était pas forcément une voie prédestinée. Frédéric est issu d’une lignée d’agriculteurs sur Vacquières et Teyran, et a toujours été passionné par la vigne, mais il a d’abord commencé par intégrer l’école vétérinaire. Il revient tout de même en 1987 sur le domaine familial pour s’installer, et rachète alors des parcelles sur St Drézéry.
Quant à Béatrice, bien que sa famille maternelle ait possédé une exploitation viticole en Algérie, et que son père ait grandi dans une ferme en Dordogne, elle n’avait pas envisagé de travailler dans ce secteur. Et pourtant, depuis près de 30 ans, ils gèrent un domaine de près de 70 hectares, avec des parcelles sur le secteur de Teyran/St Drézéry, et d’autres sur Vacquières/Corconne. Frédéric s’occupe plutôt de la vigne et de la partie embouteillage, Béatrice est à la cave et gère les aspects administratifs. Même leurs enfants les aident sur l’exploitation, soit à la vigne soit pour la communication.
Le domaine a toujours été une cave particulière, même si le foncier a évolué avec les acquisitions ou les replantations. A ses débuts, la production était tournée vers des vins de table et des vins de pays. Les marchés évoluant, et la demande du consommateur aussi, il leur a fallu suivre la tendance, et le domaine s’est alors réorienté vers une gamme de bouteilles en AOC, avec un positionnement haut de gamme et une clientèle différente. Le terroir les a beaucoup aidés dans ce changement difficile, mais il leur a apporté une belle reconnaissance.

Les pratiques

Leurs pratiques à la vigne ont beaucoup évolué en trente ans, notamment sur le désherbage. Au départ, les vignes étaient désherbées chimiquement, mais rapidement, les Montel ont souhaité ne désherber que là où c’était nécessaire, réduire leur utilisation des produits, puis réduire la largeur du rang désherbé. L’investissement dans du matériel performant les a beaucoup aidés sur ce plan. Et en 2016, ils ont acheté des interceps, et supprimé définitivement l’usage des herbicides sur leur exploitation. Une décision qu’ils ne regrettent pas du tout !
Ils sont très sensibles au choix des produits qu’ils utilisent, à l’impact sur la santé et sur l’environnement, et pratiquent une agriculture raisonnée. Ils ont notamment remplacé certains traitements insecticides par la lutte biologique, qui est une méthode naturelle. Ils s’interrogent aussi sur les traitements fongicides (oïdium et mildiou), car ils souhaiteraient trouver des produits qui ne présentent pas de toxicité, et qui permettent d’espacer les traitements tout en garantissant une protection efficace du vignoble.
Pour l’instant, ils ne sont pas en agriculture biologique, mais ils sont fortement sensibles aux questions environnementales, et la conversion pourrait être dans leurs projets. Petite anecdote, leur sensibilité les a même poussés à rouler en voiture électrique.
Côté vendanges, tout était vendangé à la main au départ, et aujourd’hui, certaines parcelles le sont encore et servent pour des cuvées haut de gamme. Et lorsque les vendanges sont terminées, ils ne travaillent plus les sols jusqu’à la campagne suivante, afin de les laisser vivre et de permettre à l’herbe qui pousse de servir d’engrais naturel. Ils s’interrogent aussi sur l’impact de l’irrigation en goutte-à-goutte pour la vigne, notamment sur la capacité du système racinaire à aller puiser l’eau en profondeur.
Ce sont aussi des vignerons modernes, qui pensent à leur avenir et à ce qu’ils veulent transmettre à leurs enfants, à savoir une exploitation viable et rentable. Ils viennent de moderniser leur chaîne d’embouteillage, rénovent un ancien bâtiment en pierres pour en faire un nouveau caveau de vente, et prévoient de développer des activités oenotouristiques en mettant en place une exposition pour retracer l’histoire et l’évolution du domaine. Ils sont aussi très attentifs aux aspects de sécurité : ils ont équipé tous les tracteurs d’une pochette de secours avec les équipements nécessaires pour protéger les utilisateurs (gants, surlunettes…) ; mais ils ont aussi optimisé les conditions de travail en cave en mettant des sols antidérapants, en remplaçant les échelles par une petite nacelle électrique, ou en isolant tous les bâtiments.


Protéger la ressource en eau était dans l’intérêt collectif. La démarche a bien fonctionné car chaque agriculteur a pu être conseillé, s’est adapté progressivement, et a évolué à sa propre vitesse. du tout !

La commercialisation

Aujourd’hui, ils ne vendent qu’en France, dans les circuits traditionnels (cavistes, restauration, grande distribution…). Ils veulent aussi développer au maximum la vente au caveau, et la vente sur internet.
Ils produisent une large gamme en AOP Languedoc, AOP St Drézéry, AOP Pic St Loup, un peu de vins en IGP et ils pourraient à l’avenir s’intéresser à l’AOP Grès de Montpellier.
Leurs vins sont à leur image. Ils sont fruités, riches, originaux, mais surtout, ils ont leur propre personnalité et un caractère spécifique qui permet de les reconnaitre facilement. Et ils continuent à évoluer, pour devenir plus francs et plus minéraux.

Ce qu’il pense de la démarche captage

Protéger la ressource en eau était dans l’intérêt collectif. La démarche a bien fonctionné car chaque agriculteur a pu être conseillé, s’est adapté progressivement et à évolué à sa propre vitesse.

Nos vins en trois mots

Les vins sont à l’image des exploitants : fruités, riches, originaux, mais surtout, ils ont leur propre personnalité et un caractère spécifique qui permet de les reconnaitre facilement. Ils continuent à évoluer pour devenir plus francs et plus minéraux.